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Tumeurs NRI

Tumeurs

Résumé :

Certaines tumeurs du crâne, du cerveau, des vertèbres ou de la moelle épinière peuvent présenter une vascularisation très importante. Une chirurgie, parfois nécessaire pour retirer la tumeur ou en réduire la taille, peut alors causer des saignements importants qui compliquent le travail du neurochirurgien, augmentent le risque de l’opération et en réduisent l’efficacité. Il peut arriver qu’une embolisation (dévascularisation par l’intérieur des vaisseaux) soit réalisée quelques heures à quelques jours avant la chirurgie pour diminuer ce risque. 

  • Les tumeurs correspondent à la prolifération incontrôlée de cellules anormales. Elles peuvent être bénignes ou malignes (cancers). Leur croissance nécessite parfois une chirurgie afin de diminuer la compression des structures environnantes. Lorsque la tumeur présente une vascularisation importante, la chirurgie peut être compliquée surtout dans des espaces exigus comme la boîte crânienne ou le canal rachidien. Dans certains cas, il est possible et souhaitable de réduire la quantité de sang alimentant la tumeur avant la chirurgie en réalisant une embolisation de dévascularisation. Les méningiomes (tumeurs bénignes des méninges, souvent très vascularisées) sont la cible la plus fréquente de cette intervention.

L’embolisation (traitement endovasculaire, par l’intérieur des vaisseaux) est réalisée par l’équipe de neuroradiologie interventionnelle. Bien que l’intervention soit indolore, l’anesthésie générale est nécessaire pour obtenir une immobilité complète car il s’agit de naviguer au sein de vaisseaux de moins d’un millimètre de diamètre. L’objectif est de réduire la vascularisation tumorale en injectant des particules ou un liquide qui durcit au contact du sang dans les artères le plus profondément possible au sein de la tumeur. Cette injection se fait au travers de tous petits tuyaux appelés microcathéters que l’on approche au plus près de la tumeur. L’accès aux artères se fait généralement au pli de la jambe (artère fémorale) ou au poignet (artère radiale). En fin d’intervention, les cathéters sont retirés et différentes techniques permettent d’éviter la formation d’un hématome au point d’accès vasculaire. Plus rarement, il peut arriver que la tumeur soit accessible à une ponction directe et que l’injection soit réalisée directement dans la tumeur avec une petite aiguille plutôt qu’à travers les artères. Une surveillance aux soins intensifs sera organisée jusqu’au lendemain matin pour pouvoir détecter et prendre en charge au plus vite toute complication précoce. Une hospitalisation de quelques jours est nécessaire. La durée totale de l’hospitalisation dépend de la chirurgie qui sera ensuite réalisée, de votre état de santé, du type d’intervention et de l’évolution au cours des premières heures. Des médicaments anti-inflammatoires puissants (corticoïdes) sont en général administrés avant et/ou pendant l’intervention pour réduire le risque d’oedème (gonflement).

  • Comme pour toute intervention, des complications et évènements indésirables peuvent survenir. La plupart surviennent en cours de procédure mais certaines complications peuvent également survenir quelques heures ou jours plus tard. L’équipe qui vous prend en charge met tout en œuvre pour réduire au maximum le risque et réévalue en permanence la balance bénéfice-risque de l’intervention, c’est-à-dire le rapport entre le risque de l’intervention et le bénéfice attendu. Ces risques vous seront expliqués en détail en consultation par le ou la neuroradiologue interventionnel(le)

    Complications mineures, assez rares (approximativement 5-10% des cas) :

    • Hématome limité au point de ponction
    • Réaction mineures au produit de contraste iodé
    • Réactions cutanées (rougeurs, pertes de cheveux), liées à l’utilisation de l’imagerie par rayons X. 
    • Céphalées temporaires liées à la diminution de vascularisation de la tumeur et des méninges. 

    Complications majeures très rares. Risque estimé à 1-2% par intervention 

    • Accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique. Lors de la progression du cathéter vers l’artère à emboliser, des artères normales peuvent être occluses soit à cause de la formation de caillot, soit suite à une dissection (blessure) vasculaire. Dans certains cas, le cerveau ou la moelle épinière peuvent être endommagés et un handicap permanent ou temporaire peut survenir en fonction de l’importance et de la localisation. Un médicament anticoagulant (héparine) est administré par la perfusion en cours de procédure pour réduire au maximum ce risque. 
    • Atteinte ischémique/inflammatoire des nerfs crâniens. Lorsque la tumeur siège à la base du crâne, le liquide ou les particules utilisées pour le traitement peuvent boucher les artères de ces nerfs ou générer une inflammation au contact. Les symptômes sont multiples et spécifiques à la localisation. Ils vous seront expliqués en consultation. 
    • Nécrose tumorale importante pouvant générer des douleurs, une augmentation de la compression, une infection. Dans ce cas, la chirurgie doit parfois être avancée. 
    • Hémorragie cérébrale. Une blessure peut survenir sur un vaisseau, liée à la navigation des cathéters ou à l’injection de liquide. Il peut également en résulter un handicap permanent ou temporaire et dans de rares cas, l’importance de l’hémorragie peut mettre la vie en danger.  
    • Réaction grave au produit de contraste iodé pouvant aller jusqu’à l’arrêt cardiaque. Ces réactions sont rarissimes et le plus souvent gérées sans conséquences grâce à la surveillance permanente par l’équipe d’anesthésie.
    • Hémorragie importante au point de ponction pouvant nécessiter une intervention et exceptionnellement mettre la vie en danger.

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