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Charleroi : L’Hôpital Civil Marie Curie reconnu pour son traitement de pointe des AVC

Chaque année, 20.000 Belges sont victimes d’un AVC (accident vasculaire cérébral). Et lorsqu’un caillot se bloque dans une artère, chaque minute compte.

Plus le patient est traité rapidement, moins il y a de risques de séquelles. Pourtant, tous les hôpitaux n’ont pas suffisamment d’expertise, ou de pratique, pour pouvoir traiter les cas d’AVC les plus graves. Et lorsqu’un patient est pris en charge pour un AVC aigu, il n’est pas rare qu’il soit envoyé à l’hôpital le plus proche, mais pas forcément le plus pertinent en termes de traitement. Alors pour éviter de perdre un temps précieux, les spécialistes demandent depuis plusieurs années une structuration plus claire des centres de soins permettant d’offrir un traitement de pointe contre ces AVC lourds.

 

C’est désormais chose faite depuis quelques mois. Après plus de 10 ans de débat politique, 5 hôpitaux en Wallonie (CHU de Charleroi-Chimay site Marie Curie à Charleroi, CHC Montlégia à Liège, CHU Helora site Kennedy à Mons, CHU UCL Mont-Godinne à Namur, et un cinquième site à définir dans le groupe CHU de Liège/ Hopital de la Citadelle de Liège) et 3 à Bruxelles (Hôpital Erasme, Cliniques universitaires Saint-Luc, et l’UZ Brussel) sont désormais reconnus par l’AVIQ (et l’équivalent flamand VAPH pour l’UZ Brussel) comme “stroke center de type S2”. Un agrément qui prouve l’expertise du Centre médical dans la prise en charge des AVC aigus.

Une invervention

Thrombolyse et thrombectomie

Et pour mieux comprendre cette expertise, il faut faire le point sur les 2 traitements possible contre l’AVC ischémique. Lorsque le caillot bouchant l’artère est suffisamment petit, l’équipe médicale a recours à la thrombolyse : une injection d’un médicament dans les veines pour dissoudre le caillot dans les artères. Un traitement qui n’est par contre pas suffisant lorsque le caillot est de plus gros calibre. A ce moment-là, il faut procéder à une thrombectomie, une intervention plus complexe indiqué dans les 24 heures d’un AVC aigu. Lors de cette opération, les médecins retirent manuellement le caillot à l’aide de tuyaux, qui passent généralement de l’aine jusqu’à l’artère bouchée. Une opération qui nécessite une certaine expertise, et surtout de l’entraînement.

C’est le cas du CHU de Charleroi-Chimay. Chaque année, son Hôpital Civil Marie Curie accueille entre 600 et 700 patients victimes dans sa “Stroke Unit” (dont entre 30% et 35% pour des AVC ischémique) et réalise entre 100 et 120 thrombectomies, soit plus du double du seuil d’activité minimale requis par l’arrêté royal fixant les normes pour cette reconnaissance de traitement de pointe des AVC. Une norme que dépasse également le CHU Helora de Mons, le 2ème centre hennuyer détenteur de cet agrément “stroke center de type S2”.

Désormais, les neurologues et spécialistes du domaine espèrent que cette reconnaissance permettra de rediriger plus rapidement les patients vers les bons hôpitaux en fonction de la gravité de leur AVC. De quoi leur permettre de gagner un temps vital, et de limiter au maximum leurs séquelles.