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Hypertension intracrânienne d'origine veineuse

Résumé :

En cas de rétrécissement (sténose) survenant sur les veines principales ramenant le sang du cerveau vers le cœur, la pression des veines cérébrales peut augmenter et se transmettre à l’ensemble du contenu de la boîte crânienne par différents mécanismes dont une modification de l’équilibre entre la production et la résorption du liquide céphalo-rachidien. On parle d’hypertension intracrânienne qui peut générer des symptômes divers (céphalées, acouphènes pulsatiles, troubles visuels pouvant évoluer jusqu’à la perte totale de la vision sur le long terme). En cas d’échec des traitements non invasifs (perte de poids, traitement diurétique) ou d’évolution très rapide, il arrive qu’une intervention soit réalisée pour placer un stent au sein de la sténose pour améliorer le drainage veineux cérébral et réduire la pression.

Le cerveau baigne au sein du liquide céphalo-rachidien (LCR) dans la boîte crânienne, fermée et rigide. Toute augmentation du volume contenu dans cette boîte engendre une augmentation de la pression intracrânienne globale. On parle d’hypertension intracrânienne (HTIC). Il est possible de mesurer cette pression par exemple en réalisant une ponction lombaire car le LCR autour du cerveau est en continuité avec le LCR autour de la moelle. Le tableau est souvent dominé par des céphalées, des acouphènes pulsatiles, des troubles visuels. Ces derniers peuvent s’aggraver au cours du temps et évoluer jusqu’à la cécité. En cas d’HTIC très importante, l’évolution peut même aller jusqu’au coma voire au décès.  Le développement d’une tumeur intracrânienne ou l’apparition d’hémorragies cérébrales sont des causes classiques d’HTIC. Le bilan comportera donc une imagerie du cerveau (le plus souvent une IRM). Jusque récemment, lorsqu’on ne trouvait pas de cause à cette HTIC malgré un bilan complet, on parlait d’HTIC “idiopathique” (dont on ne connaît pas la cause) ou “bénigne”. Depuis plusieurs années, on a découvert que certaines HTIC “idiopathiques” étaient en réalité liées à la présence de rétrécissements (sténoses) sur les veines principales (sinus latéraux) ramenant le sang du cerveau vers le coeur et que l’évolution n’était malheureusement pas forcément bénigne. Une sténose veineuse peut causer une augmentation du volume et de la pression sanguine dans les veines du cerveau et secondairement de tous les composants contenus dans la boîte crânienne, y compris le LCR. Cette pathologie est beaucoup plus fréquente chez les femmes et les personnes en surpoids. Elle peut être secondaire à la prise de certains médicaments et être secondaire à une thrombose veineuse cérébrale. Parfois, l’HTIC elle-même génère ou aggrave la sténose veineuse par compression et un cercle vicieux peut s’installer. Pour éviter une évolution au long cours qui peut mettre la vision en danger et diminue fortement la qualité de vie, différents traitements ou mesures non invasives doivent être instaurés par une équipe pluridisciplinaire. Dans un premier temps, la perte de poids et l’éviction de certains médicaments permettent parfois de contrôler la situation. Si cela est nécessaire, des médicaments peuvent être prescrits. Le bilan comporte toujours la recherche d’une sténose veineuse. Si elle est présente et en cas d’échec des mesures non invasives, une mesure de pression de part et d’autre de la sténose peut être réalisée afin de déterminer elle est probablement la cause de l’HTIC et si la levée du rétrécissement par mise en place d’un stent a suffisamment de chances de régler le problème.

L’embolisation des artères prostatiques est une technique novatrice non chirurgicale et mini invasive, alternative à la chirurgie transurétrale (résection transurétrale ou chirurgie par laser). Son but est d’éliminer les symptômes urinaires en faisant rétrécir la prostate par occlusion (= embolisation) des vaisseaux qui l’alimentent.

Cette intervention peut vous être proposée par votre urologue en fonction de vos symptômes et de votre bilan médical.  Le radiologue interventionnel qui réalise cette intervention peut vous recevoir en consultation afin de vous fournir toutes les informations relatives à l’intervention. L’indication sera posée en accord avec votre urologue référent. Le choix du traitement revient en dernier lieu au patient après avoir discuté de son cas avec les médecins concernés (médecin généraliste, urologue et radiologue interventionnel).

Consultation chez votre urologue référent. IRM pelvienne et débimétrie.

Bilan de coagulation, analyse d’urines, et dosage du PSA dans le cadre du dépistage du cancer de la prostate.

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