Logo du site

Myomes utérins

Résumé :

Les myomes (ou fibromes) utérins sont des tumeurs bénignes fréquentes, souvent asymptomatiques mais pouvant provoquer douleurs, saignements abondants ou troubles urinaires. Lorsque le traitement hormonal est insuffisant, la chirurgie ou l’embolisation peuvent être proposées. 

L’embolisation, réalisée par un radiologue interventionnel, consiste à boucher les artères nourrissant les fibromes afin de les faire diminuer de taille. Cette technique, moins invasive que la chirurgie, préserve l’utérus, traite plusieurs fibromes à la fois et offre une convalescence plus courte. Elle présente un taux de succès élevé et des complications rares. Un suivi par le gynécologue et le radiologue est nécessaire après l’intervention.

– Règles abondantes et prolongées (ménorragies)
– Douleurs pelviennes.
– Douleurs pendant les rapports sexuels.
– Sensation de pesanteur, inconfort.
– Troubles urinaires. Troubles du transit et ballonnements.
– Les fibromes peuvent également être une cause d’infertilité.

L’embolisation des artères utérines est un traitement alternatif à la chirurgie réalisé par un
radiologue interventionnel et qui peut vous être proposé par votre gynécologue en fonction de vos
symptômes et de votre bilan médical. Son but est d’éliminer les symptômes liés au fibrome en le
faisant rétrécir par occlusion (= embolisation) des vaisseaux qui l’alimentent. Le radiologue
interventionnel qui réalise cette intervention peut vous recevoir en consultation afin de vous fournir
toutes les informations relatives à l’intervention. L’indication sera toujours posée en accord avec
votre gynécologue référent. Le choix du traitement revient en dernier lieu à la patiente après avoir
discuté de son cas avec les médecins concernés (médecin généraliste, gynécologue et radiologue
interventionnel).

  • La mise au point est à réaliser par votre gynécologue référent. En première intention, un traitement
    hormonal sera prescrit. Si ce traitement médical s’avère insuffisant, la chirurgie peut être envisagée.
    Elle consiste à retirer le ou les fibromes (myomectomie) ou l’utérus (hystérectomie).
    L’embolisation est un traitement alternatif à la chirurgie, reconnu comme sûr et efficace, et ayant fait
    ses preuves depuis de nombreuses années. L’intervention est réalisée par un radiologue
    interventionnel.

– L’intervention est moins invasive que la chirurgie : elle dure 30-45 minutes et se déroule sous
anesthésie locale après une simple ponction de l’artère fémorale au pli de l’aine (pas de cicatrice).
– La durée d’hospitalisation et la convalescence sont plus courtes.
– L’utérus est préservé.
– Plusieurs fibromes peuvent être traités lors de la même intervention, ce qui n’est pas souhaitable
pour la myomectomie. 

– Le risque d’infection ou hémorragie nécessitant une transfusion est plus élevé pour la chirurgie.

Certains médicaments doivent être diminués ou arrêtés avant l’intervention ; il est important que
votre médecin soit informé de tous les médicaments que vous prenez.
Une prise de sang récente est requise (formule sanguine, coagulation, fonction rénale).

Une perfusion sera placée dans votre bras afin de vous administrer les antidouleurs adéquats et
éventuellement un médicament relaxant afin de vous aider à vous détendre.
Après anesthésie locale au niveau de l’aine, le radiologue interventionnel réalise une ponction de
l’artère fémorale (via une entaille cutanée de 1-2mm). Une sonde est ensuite introduite et guidée
sous fluoroscopie jusqu’aux artères utérines. Enfin, le radiologue y injecte de fines particules de
moins d’un millimètre qui vont boucher les artères nourricières des fibromes utérins. Privé de
vascularisation, le fibrome va progressivement diminuer de taille voire quasi disparaître pour laisser
place à une cicatrice

Le taux de succès clinique immédiat et à moyen terme de l’embolisation est très bon puisque 75 à
90% des femmes rapportent une disparition ou une forte diminution des saignements et des
douleurs. Une récidive des symptômes (5-10%) peut survenir et une embolisation peut être répétée
dans ce cas.

Une embolisation est contre-indiquée chez les patients ayant une infection pelvienne ou un cancer de
l’utérus ou des ovaires.
L’embolisation de certaines localisations de fibromes et l’embolisation de fibromes très volumineux
ne sont pas recommandées.
Si il y a un désir de grossesse, par précaution, la myomectomie est communément privilégiée. En
effet, les données de la littérature scientifique montrent que les chances de tomber enceinte sont
supérieures après myomectomie par rapport à l’embolisation. Cependant, si la myomectomie n’est
pas retenue, l’embolisation peut parfaitement être réalisée.

Les complications de cette intervention sont rares. Toutefois, comme chaque intervention, il existe
des risques liés à la procédure qui vous seront expliqués en détails par le radiologue interventionnel
lors de la consultation.
– Hématome au point de ponction : il est habituellement spontanément résolutif en une à
quelques semaines.
– Pour des myomes de localisation bien particulière (si myome intracavitaire) : expulsion du
myome quelques semaines-mois après embolisation. Ceci peut engendrer des douleurs
pelviennes, pertes gynécologiques inhabituelles, infection.
– Une ménopause précoce peut survenir (7.5% des cas), ce qui est principalement rapporté
chez les femmes de plus de 45ans. Pour la plupart des femmes, le retour de règles régulières
se fait après 6 à 9 mois.
Dans moins de 1% des cas, une complication grave peut survenir :
– Très rarement (0.4%) : l’embolisation peut se compliquer d’embolie pulmonaire, comme
toute chirurgie abdominale mais dans une moindre mesure.
– Exceptionnellement (0.1% des cas), des douleurs permanentes ou une infection grave après
embolisation nécessitent une hystérectomie.
Le pourcentage de complication après embolisation est inférieur par rapport aux autres techniques
chirurgicales. La myomectomie et l’hystérectomie présentent également un certain nombre de
risques, y compris infections et hémorragies graves nécessitant une transfusion. D’autre part, les
patientes qui ont eu une myomectomie peuvent avoir des adhérences, ce qui peut entraîner un
risque de stérilité secondaire.

Vous devrez rester allongé sur le dos pendant 4 heures afin de permettre une cicatrisation rapide du
point de ponction et éviter la survenue d’un hématome.
La durée d’hospitalisation est habituellement d’une nuit en observation car des douleurs dans le bas
ventre souvent sont souvent présentes pendant 6-10 heures après la procédure. Ces douleurs sont
bien contrôlées par pompe à morphine durant l’hospitalisation. L’intervention nécessitera un arrêt de
travail de 7 jours.
Un syndrome post-embolisation secondaire à l’inflammation de l’utérus est systématique après
embolisation. Il est considéré comme normal, dure quelques jours et donne lieu à des douleurs
pelviennes, une sensation de fatigue et de la température (<38.5°). Ces douleurs seront traitées par
médication par voie orale.
Il conviendra de consulter votre gynécologue ou radiologue interventionnel en cas de douleurs non
contrôlées par les médicaments et fièvre importante (>38.5), ainsi qu’en cas de pertes
gynécologiques inhabituelles.
Le suivi médical et gynécologique sera effectué par votre gynécologue référent. Le radiologue
interventionnel vous reverra en consultation six mois après votre embolisation, après un examen IRM
de contrôle.

 

 

Dariushnia SR et al. Quality improvement guidelines for uterine artery embolization for symptomatic
leiomyomata. J Vasc Interv Radiol 2014;25:1737-47.

myomes utérins

Nous contacter

Prendre rendez-vous avec l'un de nos médecins.